Facebook est confronté à un test de ses politiques interdisant les diffusions en direct impliquant le suicide et l’automutilation. Le géant des réseaux sociaux a déclaré à l’AFP (via Le bord), cela empêcherait le Français Alain Cocq, en phase terminale, de retransmettre sa mort en direct. Le gouvernement français avait rejeté la demande d’euthanasie de Cocq, et il espérait utiliser le courant pour rallier le soutien à sa cause alors qu’il mettait fin à ses jours dans les jours à venir en refusant la nourriture et les médicaments.

Un porte-parole de Facebook a déclaré que la société respectait le désir de Cocq «d’attirer l’attention sur cette question complexe», mais que ses règles interdisaient les tentatives de suicide en direct et qu’elle avait pris des mesures pour bloquer les diffusions en direct après avoir écouté des «conseils d’experts».

Cocq a une maladie rare qui conduit ses parois artérielles à coller ensemble. Il avait contacté le président Emmanuel Macron pour autoriser l’euthanasie, mais le dirigeant a refusé en disant qu’il «respectait» l’effort mais ne pouvait pas aller au-delà de la loi.

Cocq n’a pas été découragé par les restrictions de Facebook. Il a promis une solution de «sauvegarde» pour le flux vidéo dans la journée, mais n’a pas précisé quel service il pourrait utiliser ensuite. YouTube et d’autres géants de la vidéo ont également des règles interdisant la promotion du suicide et de l’automutilation.

Il n’est pas surprenant que Facebook franchisse cette étape. Il a intensifié ses mesures de prévention du suicide depuis des années, en s’appuyant sur l’IA et les «écrans de sensibilité» pour bloquer le matériel ou le garder hors de vue pour les personnes qui ne le recherchent pas intentionnellement. La société a eu des incidents très médiatisés dans le passé et pourrait ne pas vouloir risquer des vidéos comme celle-ci en stimulant d’autres.

Dans le même temps, cela illustre les défis continus de Facebook avec les vidéos de police – les circonstances peuvent varier considérablement et une mesure destinée à protéger certains utilisateurs pourrait en blesser d’autres. Le Conseil de surveillance du réseau social pourrait théoriquement résoudre des problèmes comme celui-ci, mais il ne devrait pas être prêt avant la fin de l’automne. D’ici là, ses décisions sur des sujets sensibles sont définitives.

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