Twitter intensifie sa lutte contre la désinformation électorale avant les élections de 2020. La société a présenté une version mise à jour de sa politique d’intégrité civique qui lui permet d’étiqueter de manière plus agressive les tweets contenant des allégations fausses ou trompeuses sur le processus électoral.

Lorsque la politique entrera en vigueur le 17 septembre, Twitter ajoutera des étiquettes – et, dans certains cas, supprimera – les tweets contenant «des informations fausses ou trompeuses destinées à saper la confiance du public dans une élection ou un autre processus civique».

Cela comprend notamment non seulement des allégations concernant le «trucage électoral» et «la revendication de la victoire avant que les résultats des élections ne soient certifiés», mais des tweets «incitant à une conduite illégale pour empêcher un transfert pacifique du pouvoir ou une succession ordonnée».

Voici l’explication complète de Twitter sur le type de réclamations qu’il recherchera:

Informations fausses ou trompeuses qui sèment la confusion au sujet des lois et règlements d’un processus civique, ou des fonctionnaires et institutions exécutant ces processus civiques.

Des allégations contestées qui pourraient miner la confiance dans le processus lui-même, par ex. informations non vérifiées sur le trucage des élections, la falsification des bulletins de vote, le décompte des votes ou la certification des résultats des élections.

Allégations trompeuses sur les résultats ou le résultat d’un processus civique qui appelle ou pourrait entraîner une interférence avec la mise en œuvre des résultats du processus, par ex. revendiquer la victoire avant que les résultats des élections aient été certifiés, incitant à une conduite illégale pour empêcher un transfert pacifique du pouvoir ou une succession ordonnée.

Les nouvelles règles interviennent dans un contexte de pression croissante sur les entreprises de médias sociaux pour qu’elles en fassent davantage pour lutter contre la désinformation avant l’élection présidentielle de 2020. La pandémie de coronavirus n’étant toujours pas sous contrôle, on s’attend à un nombre record de bulletins de vote par correspondance. Et Donald Trump a déjà testé les règles existantes de Twitter avec des affirmations répétées et sans fondement selon lesquelles le vote par courrier entraînerait une fraude généralisée. 

Les experts ont mis en garde contre divers «scénarios de cauchemar» qui pourraient se dérouler dans les jours et les semaines suivant les élections si Trump ou d’autres utilisaient les médias sociaux pour alimenter des allégations non vérifiées d’élections «truquées». 

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Twitter n’est pas la seule entreprise à essayer de consolider ses règles avant les élections. Facebook a également mis à jour ses politiques en matière de désinformation, et les deux entreprises ont récemment participé à une réunion avec des agences gouvernementales pour discuter des problèmes de sécurité électorale.